lundi 6 mai 2013

Un révélateur



Fabien Rodhain est coach et écrivain humaniste.

Deux angles d’attaque  pour une même finalité, mettre en lumière ce qui est positif. Fabien dit être invraisemblablement optimiste. Il a foi dans la vie. Pourtant son optimisme s’est révélé dans toute son ampleur au travers d’une tragédie personnelle. 


Le point de basculement, à partir duquel la recherche de cohérence devient une impérieuse nécessité.  Où le voyage devient aussi important que la destination. L’ex cadre dirigeant dit ne pas avoir de  stratégie professionnelle pour autant. Il écoute les signes de la vie et avance  vers ce qui lui correspond le mieux.  Et de  fil en aiguille, il tisse son identité d’accompagnant et de vecteur d’insurrection positive. 

En tant que coach, Fabien  accompagne autant des équipes que des individus. Révélateur  d'énergie positive. Celle qui est en chacun de nous et celle qui se manifeste à travers l’intelligence collective.  Il revendique la posture d’animateur. « Celui qui met en vie ».  Pour lui, point d'attitude du sachant  face à des apprenants. Son rôle est de révéler les savoirs de chacun pour qu’ils s’enrichissent mutuellement. Des savoirs que l’animateur considère comme équivalents, qu’ils soient portés par la connaissance, l’expérience ou  l’intuition.

Parmi les différentes approches qu’il utilise pour accompagner des équipes en entreprise Fabien fait appel aux techniques de codéveloppement.  Pour en comprendre les ressorts  j’ai participé à une séance animée par ses soins.

L’intelligence collective, un démultiplicateur.

Le codéveloppement s’appuie sur un protocole  et un tempo instillés par l’animateur. Avec lui, autour de la table, huit personnes ayant chacune leurs références, leurs expériences, leur vécu.

Chaque participant énonce un sujet (projet, problème ou préoccupation) qui lui tient à cœur et pour lequel il a besoin de l’apport des autres protagonistes. S’en suit une délibération qui conduit à choisir le sujet qui sera traité lors de la séance en cours. Le porteur du sujet  devient le « client » et les autres acteurs des « consultants ». Le principe étant qu’il y ait autant de séances que de participants pour que chacun expérimente au moins une fois la position du « client ».

Se succèdent ensuite  divers temps, chacun répondant à des règles précises et notamment celle du respect de la parole et des points de vue des autres. Fabien veille au grain. Il aime à préciser qu’il est « en position basse ». Un modérateur qui ne viserait qu’à se faire oublier. L’exercice de la vigilance bienveillante est à l’évidence un art qui ne s’invente pas.

Exit peu à peu les enjeux de pouvoir pourraient naturellement s’immiscer dans la séance. Nous apprenons un savoir-être qui ne nous est pas nécessairement familier. L’objectif n’est pourtant pas d’accéder à un consensus, mais bien de laisser se révéler tous les angles de vue, si divergents soient-ils.  Une préservation de la diversité des êtres qui crée de la vitalité.

Le codéveloppement comme une grande addition. Addition d’écoutes actives,  additions des questions bienveillantes,  additions  des univers et des propositions.  L’intelligence collective génère une énergie à part entière. C’est peut être invisible pour les yeux, mais on le voit avec le cœur. Et ça donne envie de marcher dans les pas de Fabien .  

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